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ACTUALITÉS N°24

Incendie industriel : pourquoi la housse de protection textile est le maillon manquant ?

 

70 000 incendies se déclarent chaque année en France. Un toutes les deux minutes. Pour les sites industriels et les entrepôts de production, un départ de feu mal maîtrisé représente en moyenne 6 à 18 mois d’interruption d’activité et un coût qui dépasse souvent largement la valeur des biens détruits.

Face à ce risque, les systèmes d’extinction automatique à eau ont imposé leur logique. Les sprinklers contrôlent efficacement près de 97% des départs de feu* lorsqu’ils fonctionnent correctement. Le référentiel APSAD R1, reconnu par les assureurs français et mis à jour en 2025, en fait la norme incontournable pour les sites industriels et logistiques.

Mais il existe un risque que peu d’acteurs formulent clairement. Ce que l’eau fait aux machines qu’elle ne devait pas atteindre.

*selon la NFPA (National Fire Protection Association)

Le sinistre dans le sinistre : quand l'eau prend le relais du feu

Un système sprinkler standard déverse entre 60 et 80 litres d’eau par minute par tête activée. Dans un entrepôt équipé de têtes ESFR, le standard pour les sites à haut risque depuis l’additif APSAD R1 d’avril 2025, ce débit peut être significativement supérieur. Ce volume d’eau, déversé sur une zone de production équipée de machines-outils, de centres d’usinage, de fraiseuses à commande numérique ou d’équipements électroniques de précision, génère un type de sinistre rarement anticipé dans sa juste mesure : le sinistre hydrique secondaire.

L’incendie est maîtrisé. Les flammes n’ont pas atteint les machines. Mais l’électronique embarquée, les cartes de commande, les moteurs, les systèmes de lubrification (tout ce qui ne supporte pas une immersion même partielle) est hors service.

Sur les sinistres déclarés à la suite des incendies de l’été 2026, France Assureurs relevait que plus de 1 800 portaient sur des pertes d’exploitation survenues sans dommage matériel direct. Ce chiffre illustre précisément ce mécanisme : le feu n’a pas tout détruit, mais l’arrêt de production, lui, est bien réel.

Quatre secteurs où le risque hydrique secondaire est particulièrement élevé

Les industries ne sont pas égales face au sinistre hydrique secondaire. Quatre secteurs concentrent à la fois une forte densité de machines électroniques et un coût d’arrêt de production particulièrement élevé.

L’industrie agroalimentaire combine des parcs de machines de conditionnement à forte électronique embarquée et des contraintes sanitaires qui compliquent la remise en route après sinistre. Selon les estimations du secteur, le coût d’un arrêt non planifié y varie entre 3 000 et 9 000 euros par heure. Mais le coût direct n’est qu’une partie du tableau : remise en conformité sanitaire, requalification des équipements, destruction de lots en cours de production : le coût réel d’un arrêt se compte souvent en plusieurs fois le montant initial. Une machine de remplissage ou de thermoformage immergée par les sprinklers ne redémarre pas le lendemain : elle doit être désinfectée, contrôlée, requalifiée. Le temps perdu se compte en semaines, pas en jours.

La sous-traitance automobile est l’un des secteurs où l’arrêt de production a les conséquences les plus rapides en cascade. Selon le rapport Siemens 2024* sur les coûts d’arrêt industriels, le coût d’une heure d’arrêt dans ce secteur a augmenté de 113% entre 2019 et 2023, sous l’effet conjugué de la hausse des coûts énergétiques et de la complexification des lignes. Les estimations sectorielles situent aujourd’hui ce coût entre 10 000 et 30 000 euros par heure pour un site en flux tendu. Les centres d’usinage à commande numérique, les robots de soudure, les bancs de test électronique : autant d’équipements à haute valeur unitaire et à tolérance zéro face à l’humidité.

L’industrie pharmaceutique et cosmétique présente les enjeux les plus complexes en cas de sinistre hydrique. Un arrêt de production peut coûter entre 8 000 et 50 000 euros par heure selon les estimations du secteur, auxquels s’ajoutent les coûts de destruction de lots en cours, la requalification des processus de fabrication en atmosphère contrôlée et les pénalités contractuelles clients. Dans ce secteur, une machine qui a pris de l’eau n’est pas seulement hors service : elle doit être revalidée dans son intégralité avant de pouvoir reprendre la production.

Les salles techniques et data centers représentent le cas limite : toute intrusion d’eau dans un environnement électronique dense est, par définition, un sinistre majeur. Les équipements de refroidissement, les serveurs, les onduleurs : protéger ces actifs des projections de sprinklers par des housses sur mesure est une mesure de bon sens que peu d’exploitants ont formalisée.

Dans chacun de ces secteurs, la housse de protection textile hydrofuge ne se substitue pas à la détection ni à l’extinction. Elle protège ce que le système d’extinction ne peut pas épargner.

*Siemens/Senseye Predictive Maintenance, « The True Cost of Downtime 2024 », disponible sur assets.new.siemens.com

Ce que ça coûte vraiment à un assureur

« Le coût d’un sinistre industriel, ce n’est presque jamais la valeur de ce qui a brûlé« , note Nicolas Bassaget, directeur général des Etuis Mirault. « C’est le temps qu’il faut pour remettre en route. Et quand une machine électronique a pris de l’eau, ce temps peut être considérable. »

Les chiffres confirment cette lecture. Une machine de précision immergée, même partiellement, peut nécessiter plusieurs semaines de diagnostic, de remplacement de composants et de recalibration avant de retrouver ses performances nominales. Dans certains cas, le remplacement intégral est la seule solution.

Pour un assureur, ce type de sinistre présente une caractéristique particulière : le dommage n’est pas immédiatement visible. Une machine qui a pris de l’eau peut sembler fonctionnelle à première vue et développer des défaillances progressives dans les semaines qui suivent. Le coût de la garantie pertes d’exploitation s’étire dans le temps, souvent au-delà des estimations initiales.

 

La housse de protection industrielle : protéger ce qu’on ne peut pas déplacer

 

La réponse à ce risque n’est pas nouvelle dans sa logique. Protéger ce qu’on ne peut pas déplacer. Elle l’est dans sa mise en œuvre textile.

Une housse de protection industrielle conçue pour un parc de machines spécifiques remplit deux fonctions simultanées : elle protège les équipements des projections d’eau lors du déclenchement des sprinklers, et elle peut intégrer des propriétés retardatrices de flamme selon les contraintes du site.

« Ce qui rend ce type de protection efficace, c’est le sur-mesure« , précise Matthieu Bassaget, directeur des ateliers des Etuis Mirault. « Une housse standard laisse des zones exposées. Les angles, les parties saillantes, les accès de maintenance. Une housse conçue depuis les cotes réelles de la machine couvre ce qu’elle doit couvrir, sans compromettre l’accessibilité quotidienne des opérateurs. »

Deux critères sont déterminants dans la conception de ces housses. L’hydrofugation d’abord : le traitement de la matière qui permet à l’eau de glisser sans pénétrer. Elle peut être intégrée à la matière elle-même ou appliquée en finition selon les contraintes du site et les certifications requises. La facilité d’installation et de retrait ensuite : une housse de protection n’a de valeur que si elle est effectivement utilisée. Un dispositif trop complexe à poser sera contourné. La conception doit intégrer cette réalité opérationnelle dès le départ.

Un modèle de partenariat assureur / fabricant textile à construire

Le modèle économique de l’assurance industrielle repose largement sur la gestion du sinistre après qu’il s’est produit. La prévention existe (les visites de risque, les recommandations techniques, les clauses de garantie conditionnées à des mesures de protection) mais elle reste peu outillée sur le volet protection physique des équipements.

La housse de protection industrielle textile s’inscrit précisément dans cet espace : entre la mesure de prévention active et la gestion du sinistre. Elle ne remplace pas l’une, elle réduit le coût de l’autre.

Pour un assureur, le raisonnement est direct. Si une housse de protection hydrofuge sur un parc de machines électroniques peut contribuer à réduire significativement le coût d’un sinistre hydrique secondaire, l’investissement dans ce dispositif représente quelques milliers d’euros pour un parc standard. Il est rentable dès le premier sinistre limité.

« Nous travaillons de plus en plus avec des directions techniques industrielles qui cherchent à réduire leur exposition au risque sans augmenter la complexité opérationnelle« , note Nicolas Bassaget. « La housse de protection est une réponse concrète, documentable, qui s’intègre dans une démarche de prévention globale sans perturber le fonctionnement quotidien de l’atelier. »

Pour qu’une housse de protection industrielle joue pleinement son rôle dans une démarche de prévention assurable, plusieurs conditions doivent être réunies. Le sur-mesure est une condition d’efficacité, pas une option. Chaque parc machine a sa géométrie, ses contraintes d’accès, ses zones critiques. La traçabilité des matières est un prérequis : dans le cadre d’un sinistre, l’assureur et le client doivent pouvoir documenter ce qui a été mis en place, avec quelles matières, selon quels critères. La certification valide ce que le bon sens suggère : une housse hydrofuge doit avoir été testée dans des conditions proches de celles d’un déclenchement réel de sprinklers pour passer de la protection intuitive à la protection documentée.

La dimension écoresponsable s’inscrit naturellement dans cette démarche. Travailler avec un fabricant français, c’est raccourcir la chaîne d’approvisionnement, réduire l’empreinte carbone liée au transport et disposer d’une traçabilité matière de bout en bout. Les matières utilisées peuvent être sélectionnées selon des critères de certification environnementale (REACH, OEKO-TEX®) qui s’intègrent directement dans les politiques RSE des donneurs d’ordre industriels et dans les exigences croissantes des assureurs sur la qualité des dispositifs de prévention mis en place.

Ce que Les Etuis Mirault propose concrètement

70 000 incendies par an en France. 1 800 pertes d’exploitation sans dommage matériel direct en un seul été. Un marché industriel qui investit massivement dans la détection et l’extinction, mais rarement dans la protection de ce que l’extinction va inonder.

Les Etuis Mirault conçoit et fabrique des housses de protection textile sur mesure pour les parcs de machines industrielles. Chaque housse est développée depuis les cotes réelles des équipements à protéger, avec des matières hydrofuges sélectionnées pour leur comportement en conditions réelles d’utilisation et leur traçabilité. La conception intègre dès le départ les contraintes opérationnelles du site : accessibilité des machines, fréquence de pose et de retrait, conditions d’environnement.

Pour les assureurs et les directions techniques industrielles qui souhaitent documenter une démarche de prévention du sinistre hydrique secondaire, Les Etuis Mirault est disponible pour étudier les configurations spécifiques et proposer des solutions adaptées.

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